Antoine Choplin lors de sa résidence à l’UBO en octobre 2018. Crédit Christine Paillard

Autour de Volodarka et Tchernobyl – rencontre littéraire

Antoine Choplin

19 novembre 2019

18h00 – 19h30

Bibliothèque de Lettres et Sciences Humaines

Antoine Choplin a déclaré en 2010 que lorsqu’il a commencé à écrire, il s’est senti « comme un physicien qui allume la mèche ignorant les ingrédients de sa cornue : il ne sait pas trop ce qui va se passer. » Où en est Antoine Choplin presque dix ans plus tard ? Cette rencontre littéraire est l’occasion de découvrir son laboratoire de création en compagnie de l’historien des sciences et spécialiste des pollutions maritimes, Hervé Ferrière. Le point de départ à cet échange sera le roman La Nuit tombée et la nouvelle inédite Lettre de Volodarka, rédigée en septembre 2009 lors d’un voyage effectué aux environs de Tchernobyl. Cette exploration inédite des points de rencontre entre sciences et arts, sera animée par Hervé Le Men, responsable de la mission médiation scientifique des Bibliothèques Universitaires de l’UBO.

Le festival Ressac est l’occasion d’accueillir pour sa troisième et dernière « Résidence art et science » à l’UBO, le romancier Antoine Choplin. En octobre 2018 et en mars 2019, différents ateliers d’écriture, mais également des conférences et un séjour de création sur l’île Wrac’h ont permis une confrontation des regards et la naissance d’échanges fructueux entre l’écrivain et les étudiants, enseignants ou scientifiques rencontrés.

Né en 1962, Antoine Choplin vit en Isère où il partage son temps entre l’écriture et l’action culturelle. Il a publié une vingtaine de livres, romans, récits, poésie parmi lesquels Radeau, La nuit tombée, Partiellement nuageux ou À contre-courant. Son œuvre, traduite en plusieurs langues, a fait l’objet de diverses adaptations théâtrales. Dans les méandres d’une humanité déchirée par l’Histoire (guerre mondiale, accident nucléaire, dictature), les personnages d’Antoine Choplin poursuivent leur route. L’écrivain surprend et émeut par sa capacité à témoigner du réel, à trouver les mots justes et sensibles, pour dire l’autre, son semblable. Observateur de son environnement, de la nature, son écriture aux accents cinématographiques s’inscrit dans le temps de la marche, avec une forme de lenteur poétique, faisant la part belle aux silences. Dans le cadre du festival, randonnées littéraires, ateliers d’écriture et rencontre sont proposés à tous sur simple inscription. 

La résidence d’Antoine Choplin à l’UBO a bénéficié du soutien de la Maison des Écrivains et de la Littérature (MEL).